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Mobilisation à Caen 2008-2009

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Message édité 1 fois, dernière édition par unicaen, 01 Mars 2009, 21:27     Lien vers ce message 25 Novembre 2008, 17:24
Mobilisation nationale des personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Le 27 novembre, soyons debout !

Pour arrêter la politique du coup de force permanent dans l'enseignement supérieur et la recherche. Pour marquer notre opposition à l'éclatement du CNRS et de tous les organismes, à la mise en place d'une concurrence effrénée à tous les niveaux, au développement de la précarité, nous appelons les personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur, ainsi que les étudiants à manifester le 27 novembre partout et sous toutes les formes possibles.

à 8 h au siège du CNRS - Paris : Blocage du Conseil d'Administration

à 10h Occupation de la Délégation Régionale Normandie, UNICITÉ 14 rue Alfred Kastler, CAEN

Nous demandons :

- l'arrêt du démantèlement du système français de recherche, un moratoire sur toutes les réformes autoritaires en cours (organismes, modulation, "mastérisation", etc.), l'abandon du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du projet de contrat doctoral avec salaire « à la carte ». Le ministère doit prendre l'avis de toutes les instances et ouvrir de vraies négociations avec toutes les organisations représentatives.

- une réelle augmentation du budget avec un plan pluriannuel de créations d'emplois statutaires, le rétablissement des emplois statutaires et allocations supprimés en 2009, pour répondre aux besoins de recherche et de formation des étudiants.

Les signataires :
FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) – CGT (SNTRS, FERC Sup, CGT-INRA) UNSA (Sup-Recherche, SNPTES) – CFDT (SGEN Recherche EPST) Solidaires (Sud Recherche EPST- Sud Education) – UNEF – SLR – SLU

Un préavis de grève est déposé

Le Conseil d’administration du CNRS du 27 novembre se voudrait une étape majeure du sabotage du système de recherche et d’enseignement supérieur voulu par le gouvernement. Ces réformes instaurent une compétition à tous les niveaux : institutions, unités, personnels. Elles permettent le pilotage par le gouvernement et elles masquent l’insuffisance des moyens.

Le CA du CNRS doit entériner les principes de réorganisation du CNRS, la perte sèche de 105 postes ITA, 28 postes CR + 90 postes CR transformés en chaires, au total – 223 postes ;

 Le transfert de la gestion des unités mixtes aux Universités
 La création d'Instituts qui seront principalement des Agences de Moyens
 La direction des ressources humaines est renforcée pour mettre en œuvre une politique de management qui doit avoir « une vision prospective des besoins et de détection et de gestion des talents »
 Une nouvelle baisse importante des moyens des laboratoires (des bruits non démentis par la direction nous font craindre une baisse de -15% du soutien de base des labos).

Dernièrement, nous avons eu connaissance d'un rapport de l'AERES dont les recommandations impliquent le démantèlement du CNRS, sans aucune évaluation de l’organisme. Le premier ministre reprend d'ailleurs à son compte ces recommandations.

La direction du CNRS a présenté, il y a peu, un document traitant des principes d'organisation du CNRS dans le cadre d'un contrat d'objectifs et de moyens (moyens dont on ne sait rien par ailleurs) . Il n'a pas fait l'objet d'une concertation suffisante. Ce document anticipe la réduction de l’organisme à une fonction majoritaire d’agence de moyens. Le Conseil Scientifique du CNRS a refusé de se prononcer sur ce texte. Les représentants du Comité Technique et Paritaire ont refusé de siéger lors de leur réunion du 19 novembre.

Réformes des statuts et des carrières

Cette réorganisation du CNRS s’inscrit dans un plan d’ensemble de réformes qui touche aussi les autres EPST et les Universités. Aujourd’hui, le gouvernement complète ce dispositif par des changements importants du statut des personnels. Sans régler le manque d’attractivité des carrières, les mesures « Pécresse » visent à individualiser les rémunérations pour diviser les personnels,et surtout gérer la pénurie et renforcer la capacité de pilotage des personnels par le ministère et les directions.

Les Chercheurs : Mme Pécresse ne leur propose qu’une politique de primes discrétionnaires asservies à l’accomplissement d’un tiers de service d’enseignement. Ces primes jointes aux suppressions de postes sont une remise en cause du statut de chercheur à temps plein !

Les Enseignants Chercheurs: Mme Pécresse propose, sans moyens supplémentaires, une modulation des services d’enseignement qui bénéficiera seulement à une minorité et conduira à une augmentation des charges d’enseignement pour la majorité. Elle introduit l’attribution de primes discrétionnaires générant une compétition stérile entre les personnels. La modulation des services comme les primes et les promotions seront gérées par les Présidents des Universités : gare au clientélisme ! La seule avancée concerne la reconstitution de carrières pour les Maîtres de Conférences.

Les doctorants : Mme Pécresse propose, pour les allocataires, une rémunération minimum de 1985 € mais en imposant des prestations d’enseignement ou d’expertise. La modulation possible de la rémunération va introduire de nouvelles disparités entre les étudiants ; la revalorisation minimum proposée est insuffisante.

Les personnels Ingénieurs, Techniciens et des Administrations de l’Enseignement Supérieur. Les mesures annoncées par le ministère se limite à des primes individualisées pour une minorité d’administratifs de catégorie A.

Les ITA des EPST, aucune mesure concrète n’est proposée ! Cette « omission » va sans doute de pair avec un projet de transfert des personnels ITA dans les universités. Pourtant ces catégories sont aussi fortement impactés par les blocages de carrières, les faibles rémunérations, et une politique de management de plus en plus agressive.

Les non titulaires (post-doc et autres précaires): Aucune amélioration n’est envisagée pour ces agents dont le nombre continue à croître.


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Message édité 1 fois, dernière édition par unicaen, 27 Novembre 2008, 17:34     Lien vers ce message 27 Novembre 2008, 17:33
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Dépêches de l'Education

du Jeudi 27 novembre 2008

Des chercheurs occupent le siège de l'Agence nationale de la recherche

Quelque 200 chercheurs, selon les organisateurs, ont occupé jeudi le siège de l'Agence nationale de la recherche (ANR) à Paris, pour protester contre la précarité dont cette nouvelle institution est pour eux le symbole, a-t-on appris de sources concordantes.

L'ANR, fondée en 2005, est une agence dotée d'un budget de 825 millions d'euros, qui finance la recherche sur projets (limités dans le temps), et crée des emplois à durée déterminée, source de précarité selon les manifestants.

Les occupants avaient manifesté en fin de matinée entre le ministère de la Recherche et la place Mazas, où la préfecture de police leur avait demandé de terminer leur manifestation.

"On avait demandé l'ANR (située en face de la gare de Lyon), on nous envoie à la morgue, c'est tout un symbole", a déclaré à l'AFP Isabelle This Saint-Jean, une porte-parole de l'organisation Sauvons-la-Recherche. L'Institut médico-légal de Paris est situé place Mazas.

Certains protestataires ont ensuite continué à manifester jusqu'à l'ANR, dont ils ont investi le hall d'entrée.

"Le but est d'alerter sur la situation catastrophique des jeunes chercheurs", a expliqué Mme This Saint-Jean.

"Il y a de l'argent mais il n'est pas mis là où on le souhaite", a-t-elle ajouté.

"Nous voulons discuter avec les chercheurs", a déclaré pour sa part la responsable de la communication de l'ANR, Marie-Ange Folacci, ajoutant que la secrétaire générale Martine Latare avait proposé de recevoir une délégation de 15 personnes, ce que les chercheurs ont refusé.

"Ce n'est pas à ce niveau que se prennent les décisions", a expliqué la porte-parole de SLR. "L'ANR n'est qu'un symbole".


Citation
Dépêches de l'Education

du Jeudi 27 novembre 2008

Le Conseil d'administration du CNRS déplacé après une tentative de blocage

Le Conseil d'administration (CA) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a déplacé jeudi matin son conseil d'administration à la suite d'une tentative de blocage à l'appel de plusieurs syndicats et organisations, a constaté l'AFP.

Quelque 400 manifestants, selon les organisateurs, s'étaient rassemblés dès 8 heures du matin au siège du CNRS, rue Michel-Ange, dans le 16ème arrondissement de Paris, pour empêcher le CA de se tenir.

Les quatre représentants du personnel au CA, solidaires de la tentative de blocage, ont reçu à 8H40 un message sur leur téléphone portable les informant de la tenue du CA dès 8H45 dans d'autres locaux du CNRS au 83, bd Exelmans, également dans le 16ème arrondissement.

Les manifestants se sont alors rendus au pied de l'immeuble pour en bloquer l'entrée, mais se sont trouvés face à la police qui le protégeait.

Le CA de jeudi doit adopter le budget du CNRS pour l'année 2009 ainsi qu'une réorganisation des six départements en sept instituts. Les syndicats voient dans cette réorganisation le prélude à un démantèlement du CNRS.

Le secrétaire général du CNRS, Alain Resplandy-Bernard, resté dans la rue pour dialoguer avec les syndicats, a déclaré à l'AFP qu'il ne savait pas combien d'administrateurs avaient pu se rendre au CA, mais a assuré que "le quorum est atteint", avec plus d'un membre sur deux présent.

Dans un communiqué conjoint, les organisations syndicales et le collectif Sauvons la Recherche demandent "l'arrêt du démantèlement du système français de recherche" et "un moratoire sur toutes les réformes autoritaires en cours".

Les manifestants revendiquent également "une réelle augmentation du budget" de la recherche, contestant la hausse de 6,5% présentée par le gouvernement. Selon eux, ce chiffre ne tient pas compte de l'inflation et inclut des crédits d'impôts aux entreprises qui ne sont pas toujours réellement utilisés à des fins de recherche.

"Il y a un mélange de sentiment d'être méprisé et de sentiment d'impuissance", a déclaré à l'AFP Gabriel Freiman, post-doctorant au Laboratoire de physique de la matière condensée, qui dépend de l'Ecole polytechnique.

Les manifestants devaient ensuite se rendre au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.


Citation
Dépêches de l'Education

du Jeudi 27 novembre 2008

Grenoble: quelques centaines de manifestants contre "la casse" du CNRS

Environ 350 personnes selon les manifestants, 160 selon la police, se sont rassemblées jeudi pour dénoncer "la casse" du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), à l'occasion de la tenue à Paris de son conseil d'administration, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les manifestants se sont réunis devant le CNRS de Grenoble avant de se rendre à la préfecture de l'Isère, où d'autres, partis du campus universitaire, les ont rejoints.

Les protestataires se sont ensuite regroupés face à une grande banderole où était inscrit "Retrait du projet de démantèlement du CNRS".

Outre le plan de "réorganisation-démantèlement" du CNRS en instituts, les personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche dénoncent "le décret de modification des statuts des enseignants-chercheurs, le projet de décret sur les contrats d'allocation de thèse, la suppression de 900 postes et la diminution de 25% des postes au concours d'entrée au CNRS", selon le secrétaire de section SNTRS-CGT, Pierre Giroud.


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Message édité 3 fois, dernière édition par unicaen, 01 Mars 2009, 21:25     Lien vers ce message 12 Décembre 2008, 19:12
http://unicaen.free.fr/documents/tractlruuit.jpg

Suite à l'AG du jeudi 11/12/08, nous tenons à confirmer les actions engagées par le campus 3.
Nous ne pouvons retenir qu'une action de toutes celles proposées dans l'après-midi :

MANIFESTATION MARDI 16 DECEMBRE DANS CAEN, TOUS EN NOIR (dans la symbolique du deuil)


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  Lien vers ce message 16 Décembre 2008, 17:22
environ 600 personnes ont défilé cet après midi contre la LRU dans les IUT.
voir les photos
http://unicaen.free.fr/manif/16-12-2008/2008-12-16-007.jpg
http://unicaen.free.fr/manif/16-12-2008/2008-12-16-028.jpg
http://unicaen.free.fr/manif/16-12-2008/2008-12-16-035.jpg
http://unicaen.free.fr/manif/16-12-2008/2008-12-16-051.jpg
http://unicaen.free.fr/manif/16-12-2008/2008-12-16-059.jpg


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  Lien vers ce message 31 Janvier 2009, 1:16
Citation
Le 29 janvier 2009, les enseignants chercheurs titulaires et non titulaires de l’UFR de Géographie de l’Université de Caen Basse-Normandie se sont réunis en Assemblée Générale extraordinaire. Cette assemblée condamne unanimement la mise en place d'une politique d'affaiblissement structurel de l'enseignement et de la recherche, de la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l'individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et de la masterisation des concours de l’enseignement, et des suppressions d'emplois qui ne permettent plus à l’Université d’assurer ses missions de service public.


Ce sont les raisons pour lesquelles, les enseignants chercheurs titulaires et non titulaires de l’UFR de géographie ont décidé, dès le 2 février 2009, de ne pas reprendre les enseignements et l’ensemble de leurs activités du second semestre, et ce jusqu’à la prochaine AG du personnel de l’UFR de géographie de l’UCBN qui se réunira le jeudi 5 février 2009 à 10 h 00 et qui décidera de la suite à donner au mouvement.*

Vous êtes vivement conviés à l'assemblée générale de géographie (Étudiants, Enseignants-chercheurs, Personnels), lundi 2 février 2009 à 10 heures, amphi Physique, où seront notamment précisées les raisons de ces décisions.

Notre avenir à tous est en jeu.


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Message édité 1 fois, dernière édition par unicaen, 01 Février 2009, 19:21     Lien vers ce message 31 Janvier 2009, 1:30
compte-rendu de l'Assemblée générale étudiants-personnels de l'UCBN du 28 janvier


L'Assemblée réunie à l'appel du Collectif des personnels, CGT, FSE, FSU, SUD, UNEF, a rassemblé près de 300 personnes (étudiants et personnels enseignants chercheurs et Biatoss, dont une majorité d'étudiants).

Des informations suivies de débats ont été données sur les point suivants :
- masterisation des concours (disparition des instituts Universitaires de Formation des Maîtres)
- modification du statut des enseignants-chercheurs
- création du contrat doctoral unique
- budgets en baisse et suppressions d'emplois
- dégradation de la situation des CROUS et des aides sociales aux étudiants
- plan campus et plan licence
- mise en place d'une veille d'opinion par les ministères
- état de la mobilisation

Un débat nourri s'est ensuite engagé sur les perspectives et les actions envisageables.
L'Assemblée a adopté les décisions et motions suivantes :
- elle demande le retrait des projets de réforme concernant la masterisation, le statut des enseignants-chercheurs, le contrat doctoral unique, l'abrogation des réformes LMD (licence, master, doctorat), LRU (loi sur les libertés et responsabilités des universités, LOLF (loi organique relative aux lois de finance) et exige que soit mis fin aux suppressions de postes.
- conformément à ce qu'a votée la coordination nationale des universités réunie le 22 janvier à Paris, elle appelle les UFR à ne pas reprendre les cours du second semestre ou à suspendre les cours tant que les réformes concernant l'enseignement supérieur n'auront pas été retirées.
- elle adopte le principe d'assemblées générales ouvertes à tous.
- elle décide de confier à un comité émanant de l'Assemblée la rédaction de textes (information, tracts) qui seront soumis au vote des prochaines assemblées.

Deux autres motions ont été soumises à l'Assemblée mais n'ont pas été adoptées : envoi de délégations massives de l'assemblée vers les établissements scolaires et les entreprises ; envoi de délégués mandatés par l'assemblée à la coordination nationale interprofessionnelle qui s'est réunit le 30 janvier à Paris.

CONTRE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC D'EDUCATION
MOBILISONS NOUS !!!


Prochaine Assemblée Générale
Mercredi 4 février 14h00
Amphi Tocqueville


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  Lien vers ce message 02 Février 2009, 22:48
reportage de France 3 Basse normandie sur le début de mouvement : http://unicaen.free.fr/index.p...=lire&id=16


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  Lien vers ce message 03 Février 2009, 20:18
affiche de l'UNI collée dans certains bâtiments en début de soirée
http://unicaen.free.fr/documents/uni03-02-2009.jpg


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  Lien vers ce message 04 Février 2009, 12:37
Ouest France daté du mercredi 4 février 2009
http://www.caen.maville.com/of-photos/2009/02/04/ca10_2549161_1_px_501__w_ouestfrance_.jpg
La grève s'affiche en long et en large sur les murs de l'université de Caen sans mobiliser, pour l'instant. L'assemblée générale ce mercredi à 14 h pourrait amorcer un virage.
Citation
Ils dénoncent les conséquences de la réforme de l'université. Après la grève des notes, une assemblée générale précisera aujourd'hui les actions à venir.
« Ils ne veulent pas nous donner nos notes. » Anne-Sophie et Stéphanie, toutes deux étudiantes âgées de 20 ans, en 3e année de licence de droit, ne comprennent pas bien les raisons de la colère de leurs enseignants. « On n'est pas trop au courant. » Elles constatent juste qu'elles ne sont pas prêtes de connaître leurs résultats de partiels. « Avec un peu de chance, on les aura d'ici mars, ironise l'une d'elles. C'est le mois où il faut rendre tous les dossiers de master. »

Il plane une drôle d'ambiance sur le campus 1 de l'université. De grands panneaux d'affichage appellent à la grève. Au moment où les étudiants vont démarrer, passent ou viennent de finir les partiels, examens sanctionnant le premier semestre.

« On tue la recherche française »

« Avec la nouvelle répartition des moyens, l'université de Caen a dû rendre des postes », déplore Sébastien Saez, maître de conférence en électronique, membre du Snesup FSU. L'enseignant s'oppose aussi au principe qui consiste à « enseigner plus. Avec la destruction annoncée du CNRS, on tue la recherche française ».

Les assemblées générales s'enchaînent. Toutes les filières de l'université sont touchées les unes après les autres. Comme l'UFR d'histoire. « C'est une semaine d'examens, on les assure, on ne les perturbe pas, indique Laurence Jean-Marie. Mais on retiendra les notes au moment de rendre les copies et la direction ne remontera pas un certain nombre d'informations. »

Laurence Jean-Marie a pris le temps d'expliquer les racines de ce mouvement aux étudiants. Parmi les revendications aussi, « l'enseignement et la mastérisation : cela pose énormément de problèmes sur l'avenir des futurs enseignants du primaire et du secondaire, leur précarisation et la sortie d'un système de service public. »

En sciences de l'homme (lettres), on partage cet état d'esprit. « Mi-janvier, on avait voté à une large majorité pour la rétention administrative des maquettes de master », retrace la directrice, Yinsu Vizcarra. En plus du refus de communiquer les résultats à l'administration, l'assemblée générale veut « demander de ne plus transmettre la liste des postes à supprimer ».

Vers un durcissement

A la présidence de l'université, on observe sereinement cette situation extrêmement contrastée, qui va de « la tenue normale des cours » jusqu'à « la suppression des cours en géographie et en sciences et techniques des activités physiques et sportives ». Mais pour l'instant, « pas de gène au fonctionnement de l'établissement ».

Ce mercredi à 14 h, une assemblée générale ouverte à tous devrait tenter de donner une nouvelle dimension à un mouvement qui passe pour l'instant inaperçu. Rendez-vous pourrait y être donné après le retour des vacances, pour le jeudi 19 février. Ce qui pourrait convaincre la Fédération étudiante des étudiants de Caen, hostile à « la prise en otage des étudiants », ou l'Unef, qui estime que « la rétention des notes n'est pas le meilleur moyen de mobiliser et risque de faire peur ».

Josué JEAN-BART.


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  Lien vers ce message 04 Février 2009, 12:51
Reportage en STAPS sur Caen Metropole : http://unicaen.free.fr/index.p...=lire&id=17


Avatar de mouhaha
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  Lien vers ce message 04 Février 2009, 17:27
L AG d'aujourd hui appelle
  1. à un rassemblement demain à 7H30 devant le phoenix pour diffuser des tracts à l'entrée des batiments
  2. à un rendez vous a 15H30 devant le phoenix pour une manifestation
Avatar de benoit
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  Lien vers ce message 04 Février 2009, 18:28
l'émission de Cityzen TV C'direct sera consacrée au mouvement ce jeudi 5 à 18h30. L'émission est en public.


la Révolution est en cours, elle révise !
Résistances Caen
Avatar de matt
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  Lien vers ce message 04 Février 2009, 23:29
[*][*][*] Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE MicrosoftInternetExplorer4
Suite à la réforme sur le statut des enseignants, chercheurset enseignants-chercheurs, et face aux nombreuses attaques dont est victimel’enseignement supérieur avec notamment la loi LRU et les suppressionsimportantes de postes, de nombreux établissements se mobilisent.

Réunis en Assemblée Générale le mardi 3 Février 2009, lespersonnels et les étudiants de l’INSA de Rennes (école publique d’ingénieur)ont décidé de rejoindre le mouvement en votant à la quasi-unanimité uneopération « portes fermées » jusqu’au vendredi 6 Février.Concrètement, cela se traduit par l’arrêt complet de tous les cours. Nousappelons à une mobilisation forte le jeudi 5 Février, journée d’actionnationale.


Nous encourageons les autres écoles d’ingénieurs à nousrejoindre, via l’appel (à diffuser largement) adopté à l’unanimité en Assemblée Générale :

Appel de l'INSA deRennes
Les élèves-ingénieurs, personnels et enseignants-chercheursde l'Institut National des Sciences Appliquées de Rennes, réunis en assembléegénérale le 3 février 2009 invitent l'ensemble des écoles d'ingénieurs àrejoindre l'appel lancé par la Coordination Nationaledes Universités du 2 février 2009.

Pour l'avenir de tous, nos exigences non négociables sont :
• Le rétablissement des postes supprimés,
• l'abrogation du décret sur le statut desenseignants-chercheurs,
• le retrait de la réforme de masterisation de la formationdes enseignants,
• l'arrêt du démantèlement du Centre National de la Recherche Scientifique.
• le retrait de la loi LRU

En conséquence, nous appelons l'ensemble desélèves-ingénieurs, personnels et enseignants-chercheurs à se mobiliser pour lajournée nationale de manifestation le 5 février ainsi que pour toutes les actions qui seront ultérieurement prévues en coopération avec les IUT et Universités.
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Message édité 4 fois, dernière édition par unicaen, 05 Février 2009, 1:08     Lien vers ce message 05 Février 2009, 1:01
L'université n'est pas une entreprise !!
Le savoir n'est pas une marchandise !!


L'assemblée générale étudiants-personnels du 04/02 de l'université de Caen, relaie la motion n°3 votée par le Coordination Nationale des Universités réunie à La Sorbonne le 2 février 2009.

"Motion n°3

Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :

* la loi LRU ;
* la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;
* le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;
* la remise en cause des statuts nationaux ;
* le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;
* le projet de contrat doctoral.

Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.

Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :

* le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
* le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;
* l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;
* le retrait du contrat doctoral ;
* la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;
* la titularisation des personnels contractuels.

La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise."

L'Assemblée Générale de l'université de Caen appelle tout(te)s les étudiant(e)s, et personnels (BIATOOS, enseignants, enseignants-chercheurs) à :
- Manifestation jeudi 05/02, rendez vous 15h30 au Phénix, campus 1

- Assemblée Générale lundi 09/02, 13h, Amphithéâtre Tocqueville, campus 1

Contre la casse de l'enseignement supérieur public,
MOBILISONS-NOUS !!


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  Lien vers ce message 05 Février 2009, 1:15
réunion le 16 février 2009 pour les étudiants de Licence et master d'arts du spectacle

Une réunion, à l'initiative de Chantal Meyer-Plantureux est organisée le jour de la rentrée (le 16 février) afin de mettre en place une concertation des enseignants du département arts du spectacle avant la prochaine assemblée générale de l'UFR Sciences de l'Homme le 19 février.
Afin de pouvoir nous faire entendre en tant qu'étudiants, nous (une dizaine d'étudiants de L2) vous proposons de nous réunir le même jour- le 16 février donc- afin de faire un certain nombre de choses.

1) Faire un point d'informations claires sur le mouvement national qui se met en place et les raison de celui-ci; ceci pour la simple et bonne raison qu'un bon nombre d'étudiants n'est pas au courant du débat qui agite les esprits, ni sur son fond, ni sur sa forme.

2)répondre aux questions des uns et des autres sur les différentes mesures prises en assemblée générale ces dernières semaine au sein de l'UFR: rétention des notes, non reprise des cours pour certaines sections...etc.

3)voter la création d'un collectif des étudiants du département autour des questions d'actualités concernant le mouvement national.

4)voter le dépôt d'une lettre au dit conseil siégeant l'après-midi même. Cette lettre comportant (dans les grandes lignes, puisque plusieurs modèles seront présentés et seront sujets à un vote contradictoire si l'initiative est approuvée):

a: la condamnation des "réformes" dont sont victimes l'enseignement supérieur et la recherche ainsi que les étudiants et le personnel non-enseignant.

b: l'affirmation du soutien des étudiants à une mise en mouvement du personnel d'Art du spectacle.

c: une note sur notre solidarité avec les professionnels de la culture qui sont également touchés et avec lesquels nos parcours (et par extension, nous-mêmes) sont liés.


les listes ci-dessus ne sont en aucun cas exhaustive n'hésitez pas à m'envoyez un email avec des questions ou des points qui vous semblent importants à abordez. Sachez également que par manque de temps (la réunion n'étant annoncée que le 4 février et les vacances s'étendant jusqu'au 15), la réunion aura lieu de 13h à 14h car certains ont cours l'après-midi. c'est le seul horaire que nous ayons trouvé. Il faudra donc faire vite sans pour autant balayer les questions ou les débats.

venez nombreux

email: lov1z@hotmail.fr


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